de l'intérieur d'une communauté

Quels que soient les groupes sociaux, on ne voit souvent d'eux que la partie « marketing ». Celle qui est bien présentable et que l'on souhaite mettre en évidence, au mépris souvent de la réalité. Ce blog, qui se revendique comme un blog d'information, va tenter de présenter la vie de la communauté hellénique de Lyon par ceux qui la vivent de l'intérieur.
J'ai connu deux hommes qui ont dignement représenté la communauté hellénique : monseigneur Vlassios et le père Athanase Iskos. Ils n'ont jamais eu à rougir de ce qu'ils ont fait ou dit et ont laissé une communauté respectée et respectable. Le contraste pourra paraître saisissant entre les 50 ans qui viennent de s'écouler et ce qui se passe depuis plus de six ans, mais si l'on veut rester fier de ce que l'on est, il ne faut pas hésiter à prendre ses distances lorsque ce que l'on voit s'éloigne de nos idéaux.
Dans un premier temps, je vais raconter une histoire au travers de courriers échangés et de documents, qui seront tous reproduits. Dans un second temps, je débattrai autour des questions qui seront posées à mon adresse mail : jeanmichel.dhimoila@gmail.com .
La communauté hellénique de Lyon étant une association cultuelle, loi 1905, les références au culte seront nombreuses et indispensables pour comprendre le sens de ce qui est recherché, et malheureusement parfois ses dérives.

Bonne
lecture à tous
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samedi 7 février 2015

153- Carthago delenda est




Les livres de Goscinny sont d'une grande richesse. Ils peuvent être compris par tous les âges, à des niveaux d'humour différents suivant notre culture. Dans Les lauriers de César, je n'avais jamais compris ce qu'il y avait de drôle au fait que l'avocat de la défense et le procureur axent leur plaidoirie sur ces mots : Carthago delenda est.


Un général russe reprenait cette phrase dans un journal pour faire comprendre la politique militaire des États-Unis. Et l'auteur expliquait que Caton l'Ancien, mort en 149 avant J.C., commençait chacun de ses discours au Sénat de Rome par ces mots : Carthage doit être détruite ! Il les terminait de la même façon, même lorsque son discours n'avait absolument rien à voir avec la guerre qu'il voulait lancer. Finalement, peu après la mort de Caton, les romains assiégèrent Carthage et la détruisirent.

Il ressortait deux choses de la compréhension de cette citation :
- l'avocat d'Astérix ne visait pas à défendre ce dernier, ni le procureur à remplir sa mission, mais les deux avaient pour but la promotion de leur propre égo ;
-  elle est synonyme de pugnacité. Elle représente l’inéluctabilité d'une chose que les évolutions de la vie ne sauront empêcher.

Lorsque j'écrivais les messages relatifs aux procédures dans lesquelles la communauté hellénique de Lyon s'enfonçait, j'évoquais des faits de faux et usage de faux documents. Ces faux documents avaient servi à modifier nos statuts associatifs de manière frauduleuse au bénéfice de deux personnes : le père Nicolas Kakavelakis, qui pouvait désormais puiser dans la caisse de la communauté, ainsi que le métropolite Emmanuel Adamakis, qui prenait le contrôle des statuts et le pouvoir de les modifier.

Suite à ces faits, des élus décidaient de prendre conseil auprès d'un avocat spécialisé en droit pénal. C'était il y a un an et demi, en mai 2013. L'avocat confirmait l'analyse et acceptait de les représenter. Sur la base des documents en sa possession, il rédigea un mémoire qu'il transmit aux services du parquet de Lyon afin de saisir le Procureur d'une plainte. Elle fut enregistrée le 5 décembre 2013.

La plainte, déposée contre X, visait toutes personnes ayant contribué à la rédaction d'un faux procès verbal d'assemblée générale, ainsi que les personnes ayant utilisé ce faux pour déposer de nouveaux statuts en préfecture. Étaient visés le possesseur du tampon de la Communauté, également connu sous le nom de père Nicolas Kakavelakis, ainsi que les autres signataires de ces statuts modifiés : Christos K., Pénélope D. et Vassilia S., sans que cette liste ne soit limitative.

Était également visé monsieur Adamakis, connu, lorsqu'il n'est pas en vacances, sous le pseudonyme scénique de Monseigneur Emmanuel, métropolite de France. Celui-ci, bénéficiant de l'immunité diplomatique de par son poste à l'ambassade de Grèce, a très peu de chances d'être inquiété, même s'il a couvert de son autorité les dérives de son prêtre. Il fut en effet informé en recommandé AR de l'existence de ces faux et décida de cautionner l'exclusion des élus qui l'avaient informé.

Les faits concernés remontant au 20 février 2011, et la prescription pénale étant de trois ans pour de tels faits, la plainte est donc recevable puisque déposée 2 mois avant le délai de prescription. L'engagement d'une procédure suspend la prescription.

Une plainte Parquet relevant de la seule appréciation du Procureur, et celui de Lyon recevant 400 000 plaintes par an, il était à craindre que cette plainte ne soit classée sans suites avant même d'être instruite. Les plaignants, sans nouvelle depuis 9 mois, croyaient que tel fut le funeste sort qui leur avait été réservé.

La Loi prévoit que, sans nouvelles d'une plainte durant plus de 3 mois, il est possible de saisir le juge d'instruction par une constitution de partie civile. Cette nouvelle plainte est rédigée de façon quasi identique à celle adressée au Parquet, mais le juge d'instruction ne peut pas la classer. Il demande une caution, proportionnelle aux revenus des plaignants, qui leur sera rendue si la justice leur donne raison, puis il engage l'instruction.

Les élus se préparaient à faire ainsi évoluer leur plainte lorsqu'ils reçurent une convocation au commissariat du 7ème arrondissement. La convocation visait à enregistrer la plainte, ce qui signifie, dans le déroulement de la procédure, que le Procureur l'a reçue, lui a donné un numéro d'enregistrement, l'a transmise à l'un de ses services qui a chargé la police d'une enquête préliminaire : le premier acte de l'instruction étant d'entendre les plaignants pour qu'ils confirment leur plainte.

Les élus se sont rendus à cette convocation entre le 2 septembre et le 27 novembre derniers, suivant leurs disponibilités.

Selon toute vraisemblance, Monsieur Kakavelakis a du être entendu début janvier, mais j'ignore pour le moment ce qu'il est ressorti de son audition. Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles lorsque que j'en aurai... Il est probable que d'autre personnes seront également entendues dans cette affaire qui relève du tribunal correctionnel.

Lorsque l'enquête préliminaire sera terminée, le Procureur garde la possibilité de classer la plainte sans suite, tout comme les élus plaignants gardent la possibilité de saisir le juge d'instruction si tel est le cas. Le temps qui passe n'est pas un problème, car certaines choses sont inéluctables.

Carthago delenda est !

dimanche 30 juin 2013

92- Exclusion des élus

J'ai déjà produit sur ce blog la notification d'exclusion de la communauté hellénique de Lyon pour le docteur Philippe L., ainsi que pour Dimitrios L. Ces décisions, notifiées par le père Nicolas Kakavelakis ont été validées par le métropolite Emmanuel Adamakis. Pour autant, si l'exclusion de ces deux élus est connue depuis le mois d'octobre 2012, presque personne ne sait que Stélios K. a subi le même sort. 

Ce qu'il y a de bien avec notre évêque, c'est qu'il n'est jamais à court de surprises. Nous allons donc voir comment il a fait pour exclure de la communauté son doyen, l'homme le plus estimé de tous, juste derrière le père Athanase et Xanthi.

Dans ce message, je vais reprendre la chronologie de ces exclusions en livrant tous les documents qui y sont relatifs. Puis, dans le prochain message, je montrerai comment l'aspect sordide et autoritariste de ces exclusions est utilisé dans le bulletin paroissial et sur facebook.


2 octobre 2012 : courrier des élus au père Nicolas, au Préfet et à l’évêque pour rappeler les règles de fonctionnement normales des associations et contester la modification des statuts de notre association. Ce courrier sera déposé le 8 octobre 2012 et réceptionné entre le 9 et le 18 octobre. Le père Nicolas sera le dernier à aller chercher son courrier à la poste, mais il aura eu connaissance de son contenu beaucoup plus tôt par l'évêque qui le lui a transmis.

Le père Nicolas essaie d'anticiper le contenu de ce courrier et fait état d'une réunion du Conseil de la communauté qui se serait réuni le 16 octobre pour exclure les dissidents qui ont osé informer le préfet des dysfonctionnements de la communauté. Il ne veut pas donner l'impression qu'il exclut les élus à cause de ce courrier. Le problème juridique posé par cette pseudo réunion du Conseil est que ses membres n'ont jamais été convoqués et qu'il n'y a pas davantage eu d'ordre du jour fixé. Les décisions prises à ce moment-là, ou tout du moins rédigées comme si elles avaient été prises, ont été dénoncées par la suite comme des faux grossiers. Mais nous y reviendrons plus bas.

18 octobre 2012 : l’évêque valide l’exclusion de Dimitrios L. et de Philippe L. Il met en sursis le cas de Stélios K.

20 octobre 2012 : le père Nicolas Kakavelakis notifie leur exclusion aux élus concernés. Les élus recevront leur recommandé signifiant leur exclusion quelques jours plus tard. Ils découvriront alors que leur cas aurait été étudié lors de 3 réunions du Conseil de la communauté, les 13 mars, 3 septembre et 16 octobre 2012. Ils n'ont jamais été convoqués à aucune de ces réunions. Ils ont souvent demandé le cahier des délibérations de la communauté qu'ils sont en droit de consulter, mais l'accès à ce cahier leur a toujours été refusé. 

Aujourd'hui, grâce à Edward Snowden, nous avons un accès direct aux décisions secrètes prises par Obama et la NSA dans le programme Prism, mais personne n'a encore réussi à se procurer le cahier encore plus secret dans lequel le père Nicolas et l'évêque consignent leurs décisions.

29 octobre 2012 : Dimitrios L. engage un recours contre son exclusion en saisissant l’avocate du père Nicolas, maître Alagy (12h56min35s, heure du mail).
                       Il informe par mail les élus qui sont censés l’avoir exclu de ce recours (13h07min32s).
                      Maître Alagy annonce le rejet du recours (16h24min30s), sans avoir exposé ce recours aux élus et sans qu’ils aient eu le temps de se réunir pour l’étudier.
 
3 novembre 2012 : le père Nicolas publie un texte toujours présent sur le facebook de la communauté et sur son site internet, appelant à se méfier d’un groupuscule qui s’en prend à lui. Ce groupuscule serait mû par des intérêts personnels. Il ne précise pas que le groupuscule en question est formé d'élus qui n'ont absolument rien à gagner dans l'histoire, si ce n'est préserver leur honneur en ne s'associant pas aux dérives du père Nicolas. Le groupuscule en question représente plusieurs centaines d'électeurs de la communauté, si l'on en croit les résultats des élections qui leur ont confié leurs fonctions lors de la dernière assemblée générale.

14 novembre 2012 : Dimitrios L. saisit l’évêque d’un recours contre son exclusion. L'évêque recevra ce recours le 16 novembre.

23 novembre 2012 : Philippe L. conteste son exclusion par un recours auprès du père Kakavelakis. Celui-ci n’ira pas chercher son recommandé. Il renverra le même courrier le 28 novembre, mais ce second recommandé sera également refusé par le père Nicolas. Philippe L. conteste également son exclusion en saisissant le métropolite. Le courrier sera déposé le 23 novembre et reçu le 26.

23 novembre 2012 : Stelios K., doyen de la communauté dont il est élu depuis 1972, est toujours en sursis grâce à la mansuétude de notre métropolite. Loin de ressentir cette pression comme une menace, il est révolté de ce que le père et l'évêque font subir au fils du docteur Ladias qui nous a représentés comme président pendant 30 ans, et qui a représenté la Grèce comme consul pendant 20 ans.  Dès son retour de Grèce, Stélios a à cœur de dénoncer ce qu'il voit se dérouler depuis des mois, et qui s'est aggravé subitement par les exclusions. Il écrit au père Nicolas un courrier dans lequel il se confie de tout ce qui lui pèse. Le courrier sera posté le 23 novembre et reviendra sans avoir été réclamé par son destinataire.

Le même jour, Stélios K. postera une copie de ce courrier au métropolite Emmanuel, qu'il recevra  le 26 novembre. Même sans être allé chercher son recommandé, le père Nicolas parlera de son contenu avec Nicolas A., ce qui signifie que le père Nicolas en a eu une copie entre les mains. Le seul à avoir pu transmettre cette lettre au père Nicolas est l'évêque. C'est ce qui laisse supposer que l'évêque avait également transmis la lettre de Philippe L. qui avait été postée le même jour, et que le père Nicolas n'était pas non plus allé chercher.

24 novembre 2012 : Philippe L. saisit le Procureur de la République sur cette exclusion. Le recommandé sera posté le 25 novembre et reçu vraisemblablement le 27.

26 novembre 2012 : Le père Nicolas a été pris au dépourvu par le courrier de Stélios posté dès le retour de Grèce de ce dernier. Il essaie de faire abstraction de ce courrier qui le place dans une situation délicate et tente d'inverser les rôles en voulant faire culpabiliser Stélios. C'est le sens du courrier qu'il lui adresse le 26 novembre, et qui sera notifié à Stélios autour du 11 décembre. 

En n'allant pas chercher son recommandé, le père Nicolas a oublié une règle de droit fondamentale : un recommandé est considéré par la justice comme reçu du jour où il a été retiré. S'il n'est pas retiré, il est considéré comme reçu du jour de sa première présentation par le facteur. Le facteur a présenté le recommandé de Stélios le 24 novembre, donc, aux yeux de la Loi, lorsque le père Nicolas écrit à Stélios le 26 novembre, il a officiellement été avisé de la lettre de ce dernier depuis 2 jours.

18 décembre 2012 : réponse de Stélios K. à la demande d’explications du père Nicolas du 26 novembre. Afin d'éviter que le père Nicolas ne prenne connaissance du contenu de la lettre par le métropolite, et qu'il n'aille pas chercher son courrier, le métropolite ne sera pas mis en copie tout de suite. Le père Nicolas ira chercher son courrier le 21 décembre.
 
23 décembre 2012 : le père Nicolas est furieux de la réponse de Stélios. Il convoque quelques élus dociles en urgence et décide en petit comité d'exclure le doyen de la communauté sans même que celui-ci ait pu s'expliquer devant les membres du Conseil, comme l'avait demandé l'évêque. La veille de Noël, il tamponnera l'exclusion de Stélios et la déposera en Préfecture. Vous trouverez ici le document 1 de cet enregistrement, et ici le document 2.

Stélios ne sera jamais notifié de cette décision si bien que je pense qu'il doit encore se demander pourquoi il n'a pas été convoqué à une réunion du Conseil depuis 2 ans. Pour ma part, je me suis aperçu de l'exclusion de Stélios il y a quelques semaines seulement en demandant à la Préfecture la liste des élus actuels de notre communauté.

2 janvier 2013 : Stélios K. met l’évêque en copie de sa réponse et l’informe qu’il est prêt à s’expliquer devant le comité, comme l'évêque l’avait demandé. L'évêque recevra ce courrier le 4 janvier.

J'ai lu que Michel IK a écrit sur le facebook de la communauté, le 3 novembre 2012, en réaction au communiqué du père Nicolas qui appelle à se méfier du groupuscule qui lui en veut : Je pense aussi que les anciens devraient intervenir. Qu'il ouvre les yeux et se renseigne. Il verra que les anciens ont très souvent réagi. Il s'apercevra également que si les anciens ont jugé nécessaire d'intervenir, c'est pour condamner l'action du père Nicolas. Mais il est vrai que pour ouvrir les yeux, il ne faut pas avoir peur d'entendre : Bienvenue dans le monde réel !

samedi 30 mars 2013

82- Malédictions ?

Lorsque j'ai commencé mon blog, Alice Balaban est venue me trouver pour me dire : Arrête ce que tu fais ! Dieu punit les fautes des parents à travers leurs enfants. Eu égard à son grand âge, proche de celui de Liliane Bettencourt, je n'ai pas apporté la réponse que j'aurais faite à quelqu'un de moins vulnérable.

Et puis une telle affirmation amène inévitablement d'autres questions, toutes aussi métaphysiques. Si Dieu punit les fautes des parents sur des enfants innocents, Dieu est-il mauvais ? Doit-on voir chaque chose qui nous arrive ou qui aurait pu nous arriver comme une récompense ou une punition ?

Nous avons vu, à différents moments, que le père Nicolas Kakavelakis et le métropolite Emmanuel avaient exclu le docteur Ladias et D. Liapis du comité. Ceux-ci se sont opposés à cette exclusion, estimant que plusieurs faux documents avaient servi à fabriquer de toute pièce une décision illégale. La Préfecture a transmis leurs arguments au Procureur et l'instruction de ce dossier est en cours. Pourtant, en attendant, monseigneur Emmanuel a remplacé ces deux élus légitimes par deux pions dociles, notamment Arthur B. 

Or ce même Arthur vient d'être hospitalisé pour une grave infection. Son état a dégénéré rapidement et il serait actuellement dans le coma, proche de la mort. J'ai donc une question, que j'adresse directement à notre évêque : Alice a-t-elle raison d'affirmer que Dieu punit par la maladie et la mort ceux qui s'opposent à lui ? Et si c'est le cas, qu'est-ce qui attend l'évêque qui ne remplit pas ses obligations pastorales ?

Brassens chantait : Pour l'amour, on ne demande pas aux filles d'avoir inventé la poudre. De la même façon, l'évêque n'est pas trop regardant envers les élus de notre comité, surtout après l'éviction de ceux qui osaient manifester un peu d'indépendance dans leur réflexion, et après les avoir remplacés par d'autres qui collaient mieux à la définition qu'il se fait d'un élu. Laisser supposer que ceux qui s'opposent à lui s'opposent à Dieu est un argument un peu simpliste qui s'attache à la forme, et non au fond.
 
Bien souvent, ces intentions de malédictions que nous prêtons à Dieu ne font que refléter nos simples désirs personnels. Elles s'ancrent souvent dans le registre de la superstition, voire de la manipulation, qui n'ont absolument aucun lien avec celui de la foi. Revenons donc à quelques fondements de la tradition chrétienne. 

Les Pères de l’Église considèrent que Dieu donne la vie, et non la mort. La mort, ou la souffrance, n'est, pour eux, que la conséquence de l'éloignement de Dieu. Dire que Dieu punit les méchants est une aberration théologique. Chacun est libre, avec sa conscience, de s'approcher ou de s'éloigner de Dieu à travers sa foi et ses œuvres. S'éloigner de Dieu, c'est s'éloigner de la vie, et cela conduit inexorablement à la mort. La mort est alors pensée comme une conséquence inévitable de l'éloignement de Dieu ; une conséquence pour laquelle Dieu ne peut rien faire, sauf à priver l'homme de sa liberté. Il ne s'agit donc pas d'une malédiction voulue par Dieu mais de la simple conséquence de notre liberté absolue.
 
Je m'excuse d'avoir pris la situation difficile que vit Arthur pour conduire cette réflexion. Cela me semblait important pour bien comprendre que le Dieu auquel nous croyons ne se réjouira jamais de la souffrance ou de la mort de quiconque, Lui qui a vaincu la mort par sa mort. C'est pourquoi je souhaite à Arthur un prompt rétablissement et de trouver la paix. Et s'il ne la trouve pas ici, j'espère qu'il la trouvera auprès de Celui qui a dit : Mon royaume n'est pas de ce monde (Jn 18, 36). J'espère aussi qu'il a eu, dans sa vie, et qu'il aura encore, l'occasion de donner beaucoup d'amour autour de lui, car il n'y a rien d'autre que l'homme puisse présenter à Dieu, et rien d'autre auquel Dieu ne s'attache.

vendredi 16 novembre 2012

69- Assemblée générale annuelle

Dans la plupart des associations, l'assemblée générale est annuelle. Ne serait-ce que pour présenter le bilan moral et financier.

Cependant, cette assemblée annuelle n'est pas une obligation légale dans les associations qui relèvent de la Loi de 1901. Les statuts des associations peuvent décider que l'assemblée générale se fera, par exemple, tous les trois ans.

Pour ce qui est des associations cultuelles, relevant de la Loi de 1905, cette question n'est pas du tout traitée de la même façon. Le paragraphe 3 de l'article 19 de la Loi de 1905 prévoit en effet que même en cas de clause contraire aux statuts, les actes de gestion financière et d'administration légale des biens accomplis par les directeurs ou administrateurs seront, chaque année au moins présentés au contrôle de l'assemblée générale des membres de l'association et soumis à son approbation.

Quelle importance cela peut-il avoir ?

Grave manquement à la fonction dirigeante, la négligence ou le refus délibéré de convoquer l'assemblée engage la responsabilité civile personnelle des dirigeants et ouvre un risque de requalification de la structure associative en société de fait, requalification judiciaire dont les conséquences financières sont potentiellement graves pour les personnes impliquées (dirigeants de droit et de fait) (cf. ce document PDF, p. 3, § 2, document édité par le site association1901.fr).

En clair, si nous ne respectons pas les obligations légales propres aux associations cultuelles, alors nous ne sommes potentiellement et juridiquement plus qu'une entreprise dont le Métropolite Emmanuel est PDG, avec un organigramme à préciser pour les autres responsables de cette entreprise. Et c'est donc par le titre de Monsieur le Directeur qu'il faudrait alors s'adresser à l'évêque, qui deviendrait responsables sur ses biens propres des conséquences financières de la gestion de l'association (par exemple en cas de redressement fiscal).

Cela ferait désordre si, pendant les prières de la liturgie (ecténies), lorsqu'on prie pour notre évêque, le texte était modifié en ce sens : Nous te prions encore pour notre directeur général, monsieur Emmanuel. Kyrie Eleison. D'ailleurs, il serait bon que l'évêque se rappelle que si on prie pour lui, c'est qu'il en a besoin. Il n'est pas infaillible et devrait avoir la sagesse de savoir corriger ses erreurs faute de risquer d'être visé par ce vieux dicton : errare humanum est, perseverare diabolicum.

Le père Placide Deseille, qui m'a appris cette citation, considérait que s'était à tort que seule la première partie soit passée dans le langage courant. Il considérait que cela pervertissait profondément le sens de cette citation. Que cela la faisait passer d'une invitation à la remise en cause, en une forme d'auto-justification permanente.

Nos statuts originaux datent de 1929. La version des statuts que je vous ai toujours présentée comme nos statuts originaux n'est en fait qu'une modification qui date de 1990. Je n'ai pas encore réussi à obtenir la version de 1929 qui présente un intérêt historique certain.

Dans la version de 1990 enregistrée par la préfecture, la ligne 2 de l'article 13 de nos statuts présente un blanc. Il est écrit : L'assemblée générale  [...] se réunit tous les           ans. Un lecteur du blog a retrouvé le texte original de cette page où il est écrit : L'assemblée générale [...] se réunit tous les trois ans. Le blanc recouvre donc le mot trois.

Entre le moment où ce texte a été tapé et le moment où il a été remis à la Préfecture pour enregistrement, la période entre deux assemblées générales a donc changé. Je suppose que le bureau de l'époque s'est aperçu qu'il était en infraction avec la Loi de 1905 s'il faisait son assemblée générale tous les trois ans, et qu'il s'est mis en conformité avec la Loi avant d'enregistrer la nouvelle version des statuts.

Lorsque nos statuts ont été falsifiés, le 26 février 2011, j'ai déjà relevé que des modifications avaient été apportées sur deux points. Le lecteur qui m'a fourni les documents cités dans ce message m'a fait remarquer une autre modification : le mot trois est réapparu dans la version actuelle de nos statuts. Sans doute les 4 signataires de cette version des statuts (sous le coup d'une plainte de la Préfecture pour faux et usage de faux) ont-ils cru qu'ils s'affranchiraient de l'obligation de rendre des comptes en supprimant l'obligation d'assemblée générale annuelle.

Le docteur Philippe L., élu de la communauté, a plusieurs fois demandé que soit tenue l'assemblée générale. Dimitri L. également, tout comme Stelios K. C'est pour rappeler ces règles qu'ils ont récemment écrit au président de notre association, le père Nicolas Kakavelakis. Leurs demandes ont toujours été refusées ; comme leur a été refusé l'accès aux comptes ; comme leur a été refusé le simple fait de consulter le cahier des délibérations de l'association.

Leurs demandes étant devenues trop pressantes, ils viennent d'être exclus de la communauté, sur la base de réunions du conseil d'administration pour lesquels eux, membres de ce conseil, n'ont jamais été invités. Les réunions évoquées ne sont donc que des faux. Une façon bien pratique de se débarrasser de demandes gênantes. Mais couvrir des faux en écritures par d'autres faux en écritures n'est pas forcément la meilleure solution aux yeux de la justice et au regard de la spiritualité chrétienne : errare humanum est, perseverare diabolicum !

mercredi 14 novembre 2012

68- Complot



Imagineriez-vous Nicolas Sarkozy poursuivre en justice la moitié des Français pour complot parce qu'ils ont dit  qu'ils ne voulaient plus de lui ?

Imagineriez-vous Jean-François Copé poursuivi en justice pour diffamation parce qu'il accuse François Hollande d'être le problème de l'exécutif ?

Imagineriez-vous un monde où les hommes politiques poursuivraient pour harcèlement ceux  qui viendraient  leur  demander  une  aide  ou  des  comptes  dans  le  cadre  de  leur travail ?

Imagineriez-vous un monde où le fait d'exprimer une conviction ou de dénoncer une injustice serait passible de prison ? 

Le père Nicolas Kakavelakis, lui, imagine ce monde. Il a pour cela mandaté une avocate qui a écrit à (presque) tous ceux qui s'étaient plaints au métropolite Emmanuel, y compris les élus de la communauté hellénique. Comme si le fait de remplir une obligation de contrôle en tant qu'élu du comité relevait d'une infraction.

Je vous livre simplement les courriers en question dans les pièces ci-dessous.

- courrier de maître Alagy à Caroline G.
- courrier de maître Alagy à Dimitri L.
- courrier de maître Alagy à Evangelia T.
- courrier de maître Alagy au docteur Philippe L.
- courrier de maître Alagy à moi-même.

Je vous livre également les réponses apportées par chacun.

- réponse de Caroline G. à maître Alagy.
- réponse de Dimitri L. à maître Alagy.
- réponse d'Evangelia T. à maître Alagy.
- réponse du docteur Philippe L. à maître Alagy.
- ma réponse à maître Alagy.

Lorsque je me suis rendu à la police, il y a quelques jours, au sujet de diffamations qui ont été diffusées sur moi par les responsables de la communauté hellénique, l'officier qui m'a reçu m'a indiqué que la prescription pour les cas de diffamation publique était de 3 mois. Je ne suis pas juriste, aussi j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre comment l'avocate du père Nicolas a pu reprocher aux différentes personnes visées dans les courriers ci-dessus des accusations de dénigrement public qui, même si elles étaient avérées (ce qui n'est pas le cas), seraient couvertes par la prescription.

Une dame âgée de la communauté m'a dit être allée au mariage de son neveu, fils de son frère. Elle voulait faire un cadeau et est allée trouver le père Nicolas pour lui dire qu'elle voulait payer la cérémonie. Le père Nicolas lui a répondu qu'elle pouvait donner ce qu'elle voulait. Alors elle a donné 150 euros. Elle était surprise que son frère ne lui dise jamais merci, mais elle n'osait pas lui demander si elle l'avait vexé pour quelque chose. Il y a peu de temps, elle a revu son frère pour un baptême. Et, dans la conversation, son frère lui a dit : Qu'est-ce que j'ai payé cher pour le mariage ! Ce à quoi elle a répondu : Comment tu as payé cher ? C'est moi qui ai payé ! Il est ressorti de tout ça que le père Nicolas avait fait payer plusieurs fois le même office à plusieurs personnes. Nul doute que maintenant que cette histoire est publique, cette dame de 79 ans se verra elle aussi accusée de complot et de harcèlement.

La liberté d'expression a un coût. Je rends ici hommage au bloggeur iranien Sattar Beheshti, mort sous la torture dans les prisons iraniennes. Sattar n'agissait pas pour nuire à son pays, mais pour éveiller les consciences et les inviter à ne pas accepter d'injustices. Son discours empreint d'idéaux lui a valu d'être poursuivi pour complot contre le régime, d'être torturé puis tué.