de l'intérieur d'une communauté

Quels que soient les groupes sociaux, on ne voit souvent d'eux que la partie « marketing ». Celle qui est bien présentable et que l'on souhaite mettre en évidence, au mépris souvent de la réalité. Ce blog, qui se revendique comme un blog d'information, va tenter de présenter la vie de la communauté hellénique de Lyon par ceux qui la vivent de l'intérieur.
J'ai connu deux hommes qui ont dignement représenté la communauté hellénique : monseigneur Vlassios et le père Athanase Iskos. Ils n'ont jamais eu à rougir de ce qu'ils ont fait ou dit et ont laissé une communauté respectée et respectable. Le contraste pourra paraître saisissant entre les 50 ans qui viennent de s'écouler et ce qui se passe depuis plus de six ans, mais si l'on veut rester fier de ce que l'on est, il ne faut pas hésiter à prendre ses distances lorsque ce que l'on voit s'éloigne de nos idéaux.
Dans un premier temps, je vais raconter une histoire au travers de courriers échangés et de documents, qui seront tous reproduits. Dans un second temps, je débattrai autour des questions qui seront posées à mon adresse mail : jeanmichel.dhimoila@gmail.com .
La communauté hellénique de Lyon étant une association cultuelle, loi 1905, les références au culte seront nombreuses et indispensables pour comprendre le sens de ce qui est recherché, et malheureusement parfois ses dérives.

Bonne
lecture à tous

samedi 7 janvier 2017

232- « Le 17, la police ! »



L'année scolaire 2015-2016 s'était très bien passée à l'école grecque de la Communauté hellénique de Lyon. La fête de fin d'année allait clore ce cycle studieux par un moment festif. Madame Charitaki avait envoyé à tous ses élèves une liste de chansons qui seraient interprétées pour l'occasion.

L'assistance était peu nombreuse, mais heureuse d'être réunie.
 
Fête de l'école grecque - 18 juin 2016


Alors que nous attendions le début du spectacle des enfants, le père Nicolas Kakavelakis entra dans la pièce et se dirigea d'un pas déterminé vers moi. Sans tir de sommation, il tenta d'attraper mon bras en criant : Dehors !

Son intervention était autant surprenante que déplacée. Surprenante parce que rien ne la justifiait. Déplacée car faite devant les enfants qui ne comprenaient pas ce qui se passait.

Le père Nicolas n'était pas l'enseignant de ce cours. Il n'était pas non plus membre du Conseil d'Administration de l'association qui présidait à l'événement. Il était un simple parent d'élève qui refusait arbitrairement la présence de l'un des étudiants.

La consternation s'accrut soudain lorsqu'il se dirigea vers l'enseignante et vers la présidente de l'association, Pénélope Dhimoïla, pour leur intimer l'ordre d'annuler la fête. Demande formulée à grands cris, devant les enfants. Mais il n'y avait aucune raison valable pour qu'elles acceptent une telle requête. Les deux femmes tentèrent de le calmer, mais sans succès.

Le père Nicolas se mit alors en tête d'appeler la police. Pour quel motif ? Certes, le père causait du trouble et il eût été judicieux que la police l'embarque, mais était-ce un motif suffisant pour qu'elle se déplace ?

Déterminé, le père Nicolas empêcha le commencement de la fête et attendit l'arrivée de la police.

Une fois sur place, celle-ci ne put que constater qu'il n'y avait aucun trouble et qu'il s'agissait d'une affaire privée. Les personnes interrogées sur ce qui se passait désavouèrent le père Nicolas et les policiers finirent par se retirer en se demandant pourquoi ils avaient été appelés.

Dépité de constater qu'il n'avait pas été soutenu par la présidente de l'association et l'enseignante, le père Nicolas rentra chez lui sans retourner voir le spectacle des enfants.

Avec une heure et demie de retard, la fête commença. Je regrettais son absence, car beaucoup de choses s’apaisent dans le chant des enfants et il en aurait sans doute tiré le plus grand bénéfice.

La fête se poursuivit dans la soirée, agrémentée par de la musique, des souvlakia et de l'ouzo. Nous retrouvant entre amis, il y avait tout ce qu'il fallait pour que nous retenions, finalement, les côtés positifs de cette journée.


Mais, seul chez lui, le père Nicolas ne décolérait pas. Il devait venger cette humiliation, qui n'existait sans doute que dans son esprit.

Le lendemain, dimanche 19 juin, alors que l'office liturgique se terminait, nous nous dirigeâmes vers la salle paroissiale pour le café. Nous trouvâmes, postés devant la porte, une sorte de milice privée, le père Nicolas à sa tête, qui interdit d'entrer à toutes les personnes dont le père Nicolas estimait qu'ils bafouaient son autorité.
 



Furent concernées toutes les personnes ayant assigné la Communauté hellénique de Lyon devant le TGI pour demander l'annulation de décisions arbitraires prises par le père Nicolas.

Nous comprîmes à ce moment-là que la tentative d'expulsion de la fête grecque de la veille ne tenait pas à un comportement de notre part susceptible de provoquer du trouble, mais visait bien à punir ceux qui avaient eu l'audace de saisir la justice contre le père Nicolas. Comme si le simple fait de saisir la justice était condamnable par principe en matière religieuse.

Après avoir bousculé Stergios Kourougiorgakis et Dimitrios Liapis, le père Nicolas lança à qui voulu l'entendre : Appelle la police ! Le 17, la police !

Il se trouva quelqu'un pour obéir à son délire. Et alors que je filmais le père Nicolas bousculant des anciens de la Communauté, ce bon Samaritain mal éclairé appela la police en me décrivant comme l'initiateur des troubles... 

La police demanda en quoi consistaient les troubles invoqués. Ce à quoi il répondit : Il a un regard agressif !

Il me prêtait tous les attributs du père Nicolas. Ce n'était pas particulièrement flatteur.

Père Nicolas Kakavelakis


Et pour donner du poids à ce qu'il disait il ajouta : Je suis Frédéric CARRON, C.A.2R.O.N. Je suis avocat.

C'était la seconde fois qu'un avocat tentait d'user de son titre pour prendre un ascendant sur la situation et je n'allais pas accepter qu'il en soit ainsi.

1 commentaire:

  1. Πολύ ύφος ο μάγκας! παπάς ή μαφιόζος;

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